Dans le cadre de l’ouverture du congrès de Québec solidaire, le candidat d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, a livré le discours suivant. Bonne lecture.
Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail
Je suis accompagné ce soir de plusieurs collègues qui seront candidats et candidates aux prochaines élections et qui proviennent du milieu syndical.
Vous nous avez peut-être vu plus tôt distribuer des petits rubans noirs. Comme vous vous en doutez peut-être, le noir est la couleur du deuil et c’est en souvenir de personnes mortes au travail ou à cause de leur travail que nous le portons aujourd’hui.
Depuis plusieurs années, nous commémorons le 28 avril en l’honneur des personnes mortes au travail. Comme cette journée tombe un samedi, elle est commémorée cette année le vendredi 27 avril.
En 2011, 204 personnes ont perdu la vie au Québec dans un accident de travail ou en raison d’une maladie professionnelles contracté dans le cadre du travail. C’est 204 familles qui perdent un proche. Et on ne parle même pas des blessés, qui atteignent en moyenne 240 par jours.
De ces décès, 116 ont été causés par l’amiante; 34 sont liés à l’utilisation de véhicules de tout ordre; 16 sont survenus à la suite de contacts avec un objet ou de l’équipement; 11 sont dus à des chutes; 9 sont dus à l’exposition à la silice.
La situation ne s’est pas améliorer depuis 5 ans. En 2007 : 207 personnes mortes, 2008 : 195 personnes mortes, 2009 : 185 personnes mortes, 2010 : 213 personnes mortes.
Le 28 avril est une journée spéciale pour parler de santé et sécurité, volet parfois incompris du syndicalisme.
Un mort au travail est un mort de trop. Pour éviter ces tristes pertes, il faut, n’en déplaise au patronat, mettre l’accent sur la prévention:
-Tout d’abord il faut du temps. Face à la course effrénée vers le profit, il faut prendre le temps de faire ce travail de prévention qui inclus : -monter un programme de prévention, -l’adapter aux normes de son industrie, -établir des mesures de surveillance de la qualité du milieu de travail, -enquêter sur les accidents, -établir des programmes de formation, -etc.
-Ensuite, il faut un comité paritaire de santé sécurité dans TOUS les milieux de travail. Pas uniquement ceux jugés prioritaires.
À Québec solidaire, on considère que nos vies valent plus que leur profit. À Québec solidaire, on considère que le développement économique ne devrait jamais se faire au détriment de la santé des humains ou de la terre. À Québec solidaire, on considère que les travailleurs et travailleuses doivent prendre une plus grande place dans la prise en charge de leur milieu de travail, ce qui inclut, entre autres, la santé et sécurité.
En terminant, comme l’ont fait des milliers de travailleurs et travailleuses à travers le monde aujourd’hui, je vous demande, d’observer avec nous une minute de silence, en souvenir des travailleurs et travailleuses qui ont perdus leur vie en tentant de la gagner…
Merci, bon congrès.